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Le yoga, un pont entre le visible et l’invisible

Notre pratique du yoga serait-elle le reflet de notre monde intérieur ?

J’ai commencé ma pratique pour apprendre à dénouer des liens qui paraissaient naître d’une erreur de parcours. J’ai cherché à obtenir les réponses, sans avoir préalablement les questions, et lorsque les questions sont arrivées, j’ai eu l’impression que tout dégringolait autour de moi.

Le yoga s’est peu à peu installé comme un véritable pont entre le visible et l’invisible, le conscient et l’inconscient, le sujet et l’acteur, la lumière et l’obscurité.

On nous dit que le yoga est un terme associé à l’union ; l’union à soi, l’union aux choses. L’union au grand tout qui nous entoure. Lorsque l’on démarre sa pratique, tout semble être cohérent. Tout semble accessible, au début, bien que les asanas peuvent sembler difficiles; il y a cette chose qui nous tient encore dans le monde matériel. Et c’est rassurant.

Ce tapis qui nous supporte, cette brique qui nous assied, ce silence qui nous fascine.

Et puis commence le vrai travail, celui que l’on n’avait pas soupçonné.

Lorsque l’on comprend que c’est simplement le début du grand voyage, tout semble décoller. Tout va plus vite, plus fort, tout est plus incroyable et magique, et aussi effrayant.

S’ouvrir à la lumière qu’offre le yoga c’est accepter les part d’ombres qui viendront ensuite. Lorsque la pratique s’installe, et nous pouvons parler de yoga, de magie, d’énergie, de connexion ou de toute autre chose ; elle devient alors presque conscientisée. Automatisée. Le danger est donc de la rendre trop accessible, trop banale.

Savoir se détacher du visible, c’est apprendre à accueillir ce que l’on cherche, cet invisible, sans réponse directe. C’est accepter que les réponses aux questions ne sont pas syntaxiques, elles sont invisibles et intérieures.

Lorsque la pratique du yoga, – sa pratique, ou plutôt la pratique de SON intérieur devient régulière, devient de plus en plus présente, elle nous rappelle à quel point il nous est difficile de lâcher prise. Là est pourtant la vraie magie, la vraie réponse.

Lorsque la pratique devient dure, lorsqu’elle créé des tensions, lorsque les noeuds se forment et se déforment, c’est alors que l’on touche à quelque chose de plus. De l’ordre du sensible, de l’ordre de l’invisible.

C’est alors qu’il ne faut pas se décourager, mais simplement persévérer, et réajuster sa pratique.

Lorsque j’ai compris que mon yoga était à l’image de mon intérieur, j’ai commencé à me connecter à cet être plus profond, qui m’a réellement fait prendre conscience de notre union partagée. Lorsque toutes ces choses semblent prendre sens, dans un ordre qui nous dépasse, dans un ordre invisible, qui n’a de réponse que dans l’obscurité, le grand astral est un guide précieux.

Apprenez à écouter ce que votre pratique vous murmure, apprenez à faire perdurer ce moment d’étonnement continu, ne tombez jamais dans une banalité d’état, savourez, les bons comme les instants plus durs.

C’est parfois dans cette obscurité là; de ce monde invisible, que siègent les vraies réponses.

 

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